Séminaire à Manama sur la discrimination contre les femmes dans le Golfe

samedi 8 janvier 2005.

Des défenseurs des droits de l’Homme dans les monarchies conservatrices du Golfe se sont réunis samedi à Manama pour discuter de "la violence et de la discrimination contre les femmes" dans cette région, thème d’un séminaire organisé par Amnesty International et des ONG locales.

Le séminaire veut "favoriser le dialogue entre les activistes des droits de l’Homme et des femmes dans les pays du Golfe, ainsi qu’avec la société civile et les juristes sur les lois discriminatoires" à l’égard des femmes, a déclaré un responsable d’Amnesty international, Sayed Ahmad.

Evoquant la situation à Bahreïn, Louloua al-Awadhi, secrétaire générale du Conseil suprême de la femme, a expliqué que la femme dans son pays souffrait de "la violence familiale", et souligné la nécessité de lui apporter "une assistance juridique et légale".

Elle a cependant relevé, se fondant sur des statistiques officielles, une réduction des cas de violence exercées sur les femmes à Bahreïn, tombés à 764 cas en 2003, contre 1.232 en 2002 et 867 en 2001.

"L’absence d’un code du statut personnel est la plus grande discrimination contre les femmes" à Bahreïn même si ces femmes "sont (plus) intégrées dans la vie politique", a cependant indiqué l’activiste bahreïnie, Ghada Jimchir.

Participent au séminaire de trois jours des activistes des six monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont l’Arabie saoudite, représentée par une délégation de l’Association nationale des droits de l’Homme, créée récemment.

Outre Bahreïn et l’Arabie saoudite, le CCG groupe aussi les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et Oman.

Font : AFP


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