Argelia

Solidaridad con la AFEPEC


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Solidaridad con la AFEPEC

Association Féminine pour l’Epanouissement de la Personne et l’Exercice de la Citoyenneté

-  AFEPEC tiene más de 20 años de lucha para los derechos y la ciudadania de las mujeres, y entre otras cosas ha organizado centros de apoyo y escuchas psicológicas, apoyo jurídico, compañas para el cambio del estatuto personal, reflexiones nacionales, apoyo a las víctimas de Hassi Messaoud:

En la noche del 17 de julio de 2001, en el barrio-chabola “El Haïcha" de la ciudad de Hassi Messaoud, « capital » de los hidrocarburos, un treintena de mujeres - empleadas en las bases petrolíferas, la mayoría en limpieza y cafeterías - fueron durante una noche entera agredidas, violadas, torturadas, laceradas con cuchillos... por hordas de vecinos, jóvenes y adultos, fanatizados por un imán quien llamaba a la « purificación de las costumbres ». Muchas de estas mujeres, llegadas desde el norte del país buscando trabajo, vivían solas, las familias - que mantenían de su salario, hoy perdido para la mayoría de ellas - se habían quedado en el lugar de origen. Al inicio, todas las 38 mujeres denunciaron los hechos y pudieron quejas. Con el tiempo, y bajo presiones, maniobras de las autoridades argelinas para minimizar los hechos, tergiversaciones de la justicia y una etiqueta de “prostitutas” que se le pusieron, inclusive por parte de la prensa, la mayoría de las supliciadas de Hassi Messaoud dieron marcha atrás, dejando la región y tragando su dolor. Tres de ellas sin embargo aguatan - aunque su situación social y psicológica es catastrófica - y siguen exigiendo hoy en día que se la haga justicia. La solidaridad tardió en ponerse en movimiento y sigue sufriendo de las debilidades actuales de tejido asociativo y de la poca cohesión y constancia de la acción del movimiento para los derechos de la mujer en Argelia. En el plano internacional, excepto algunas entidades, italianas en primer lugar, la solidaridad no fue tampoco significativa, porque Argelia sigue viviendo en una especie de aislamiento y las asociaciones no saben cultivar las alianzas internacionales que seguramente necesitan.

AFEPEC ha recibido y recibe muchas presiones sobre esta cuestión, que 6 años después sigue sin resolver.

-  El martes 6 de febrero AFEPEC ha recibido el orden de salir del local que ocupa desde el año 2003, y que le fue atribuido por parte del ayuntamiento de Oran. Es una escuela abandonada que AFEPEC arreglo y para la cual tiene decisión de afectación (Dirección de la educación y ayuntamiento). Este local es también la sede de la Universidad popular para la ciudadania y el lugar de reunión de otras asociaciones.

-  El 24 de enero, en este local tuvo lugar el encuentro entre asociaciones de mujeres argelinas y la relatora especial de naciones unidas sobre las violencias en contra de las mujeres. Posiblemente hay un lazo entre los dos acontecimientos: las autoridades argelinas intentan impedir que en Argelia haya voces alternativas a la suya y a sus satélites. El informe de la Relatora Especial de NU sobre la violencia en contra de las mujeres, después de su reciente visita en Argelia es bastante objetivo y por tanto muy duro. Se puede leer -en inglés:

http://www.mediterraneas.org/article.php3?id_article=623

-  AFEPEC, del 6 al 8 de febrero ha defendido su local con el apoyo de militantes de los DDHH de Oran. Ha hecho llamamiento internacional y progresivamente ha recibido apoyos, lo que es muy importante para presionar a las autoridades.

A continuacion, reproducimos unos mensajes enviados desde Francia, Italia y España:

Francia

-  Paris le 14 février 2007

A l’attention de l’AFEPEC d’Oran

Chères amies,

Nous sommes très choquées d’apprendre que vous avez été mises en demeure de quitter vos locaux par l’élu et délégué du secteur urbain El Amir, à Oran.

Nous savons les difficultés que rencontrent les femmes en Algérie pour obtenir un statut de citoyennes à part entières et le travail de longue haleine que votre association AFEPEC mène depuis une vingtaine d’années dans ce but.

A l’heure où l’Algérie a ratifié la Convention internationale pour l’élimination de toutes les discriminations à l’encontre des femmes et s’est engagée, depuis novembre 2006, lors de la Conférence interministérielle Euro- méditerranéenne d’Istanbul sur le Renforcement du rôle des femmes dans la société à « contribuer au renforcement des capacités des organisations de la société civile qui s’emploient à défendre l’ensemble des droits fondamentaux des femmes », il est impensable qu’une association de femmes soit privée de son lieu de travail et de réunion par ceux qui, par leur position de représentants de l’Etat, ont le devoir de protéger et soutenir le travail fait pour l’amélioration de la condition des femmes.

Devant cette décision arbitraire et en totale contradiction avec les engagements pris par l’Algérie, nous vous assurons de toute notre solidarité et de notre appui dans votre action pour faire annuler cette mise en demeure.

Associations signataires :

1- Association 20 ans barakat -France

2- New Ways-Alliance Internationale pour l’innovation sociale

3- Association des Tunisiens de France

4- Association du Manifeste des Libertés- France

5- Fondation YTTO pour la réhabilitation des femmes victimes de violence -Maroc

6- Collectif Maghreb Egalité

7- RAJFIRE Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées

8- Pluri-elles Algérie, France

9- Femmes contre les intégrismes, France

-  Asociation APEL Paris le 14 février 2007

A l’AFEPEC

Motion contre l’expulsion de l’AFEPEC

"Notre association, APEL, vient d’apprendre avec stupeur l’injonction qui vous a été faite de quitter vos locaux. Cette"intiative" prise par le délégué du secteur urbain d’El Amir participe à la campagne visant à entraver le fonctionnement démocratique des associations de notre pays par l’interdiction de réunions, de colloques et cette fois plus grave, par la confiscation de vos LOCAUX.

Notre association et la votre se connaissent depuis longtemps et, au-delà des liens d’amitié qui nous lient, nous sommes conscientes de l’importance de vos actions pour le mouvement des femmes algériennes et des enjeux de cette expulsion.

Nous protestons énergiquement contre cette volonté d’entrave à votre fonctionnement, vous apportons notre appui plein et entier à toute action visant à annuler cette décision d’expulsion. Nous ne manquerons pas de faire connaître dans nos réseaux ce qui vous arrive afin d’amorcer une campagne visant à protester contre les atteintes faites au mouvement associatif en général en Algérie.

La Présidente de APEL

Mme BENALLEGUE Leila

Italia

-  Fiom-Cgil Rome 14 février 2007

En tant qu’association syndicale, Fiom-Cgil, démocratique et qui se bat pour la démocratie et les droits à la participation des travailleurs et travailleuses, on proteste vivement pour une décision qui va contre la participation et la démocratie. On connaît vos activités comme activités qui visent à promouvoir la participation des femmes à la vie sociale et à la promotion des femmes. On vous connaît depuis longtemps et on veut réaffirmer notre appréciation et notre confiance en AFEPEC. Nos meilleures salutations à toutes, notre solidarité, avec l’espoir que vous toutes et les femmes algériennes peuvent bientôt retrouver leur lieu de rencontre, réunions et culture.

Bien amicalement

Alessandra Mecozzi Responsable internationale Fiom-Cgil

-  Istituto per il Mediterraneo-IMED Rome. 16 février 2007

A l’attention de l’AFEPEC d’Oran

Chères Amies, Nous avons été navrés d’apprendre que l’AFEPEC avait été mise en demeure de quitter les locaux qu’elle occupe depuis 2003 et qui lui avaient été affectés par l’APC.

L’Istituto per il Mediterraneo-IMED connaît depuis de nombreuses années l’AFEPEC et ses nombreuses activités dans le domaine de la promotion des droits des femmes.

Par ailleurs, elle a été sa partenaire dans plusieurs projets euro-méditerranéens pour la défense des droits de citoyenneté des femmes au Maghreb.

Cette tentative d’expulsion frappe non seulement l’AFEPEC et toute la société civile et le mouvement des femmes algériennes mais aussi les femmes italiennes dans la mesure où cette association a joué et joue un rôle important dans l’action d’émancipation des femmes.Nous tenons donc à vous témoigner de la solidarité de l’IMED et de son appui dans votre action pour faire annuler cette mise en demeure.

Andrea Amato, Maria Grazia Ruggerini, Bernadette Rigaud et tous les collaborateurs de l’IMED

España

-  SOLIDARIDAD CON AFEPEC Association Féminine pour l’Epanouissement de la Personne et l’Exercice de la Citoyenneté

Mensaje de Solidaridad Dirigida al Sr. Wali de la Wilaya de Oran

ACSURAS, como mujeres feministas, ciudadanas activas y grupo que forma parte de ACSUR Las Segovias (ONGD que promueve la defensa de los derechos humanos de las mujeres, el principio de equidad en el desarrollo así como la lucha contra los valores y estereotipos sexistas), hemos tenido conocimiento de la sorprendente decisión de expulsar la asociación feminista AFEPEC de los locales donde han venido trabajando desde 2003 cuando se les fueron concedidos por la APC de Orán.

Dicha acción se ha presentado como algo inevitable pero es fácil descubrir que detrás hay razones para que la asociación no siga trabajando a favor de la democracia, la ciudadanía y en la defensa de los derechos de las mujeres y de la juventud como ha venido haciendo en Argelia desde hace 20 años.

Por ello, y porque creemos que es necesario sustentar y mantener las alianzas y redes internacionales de solidaridad entre las mujeres a favor de la equidad de género y la justicia social, nos solidarizamos con las mujeres que conforman dicha asociación.

Así mismo, solicitamos al Sr. Le Wali la anulación de una acción tan desmedida e injusta y exigimos que AFEPEC pueda seguir trabajando en los locales concedidos en su momento.

ACSURAS Madrid, 26 febrero 2007



27 febrero 2007



 



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