Guide de féminisation ou La représentation des femmes dans les textes

Université de que Québec a Montréal

 

Introduction

Le reflet d’une société

L’Université du Québec à Montréal, fidèle à son objectif premier, à savoir l’accessibilité de nouvelles clientèles aux études universitaires, a vu son effectif d’étudiantes passer, depuis les années 70, de 45 % à 60 %. De plus, l’accès croissant des femmes à divers postes de la structure uqamienne a fait naître la préoccupation de témoigner de cette implication dans la langue, d’abord en désignant les femmes par des titres féminins, puis, progressivement, en faisant coexister le féminin et le masculin dans les textes. La féminisation linguistique a donc permis d’ajuster, d’harmoniser la langue avec la nouvelle réalité, rendant les femmes aussi visibles dans la langue qu’elles le sont devenues au sein de secteurs de plus en plus diversifiés de la communauté universitaire.

Un peu d’histoire

Faisant suite à la demande des professeures membres du GIERF (Groupe interdisciplinaire d’enseignement et de recherche sur les femmes), le Conseil d’administration reconnaissait officiellement, en 1980, l’utilisation des titres féminins pour désigner les femmes et chargeait le vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de créer un comité de féminisation. Celui-ci s’est vu confier le mandat d’établir une liste féminisée de tous les titres de fonctions, ce qui fut fait en 1981 (Résolution 81-A-3431), et d’élaborer un code syntaxique de féminisation s’appliquant aux textes officiels de l’UQAM.

Composé de membres représentant divers secteurs et corps d’emploi de l’Université, le Comité a d’abord déterminé des objectifs précis tenant compte des besoins et contraintes qu’imposent les documents utilisés dans chaque secteur. Après avoir dressé un inventaire de ceux-ci et les avoir classés selon une typologie, on procéda à la formulation de règles adaptées à chacun des types, selon l’ordre suivant : 1° les formulaires ; 2° les règlements et politiques ; 3° les documents de type informatif. Les formulaires furent traités en premier, parce qu’ils visent un grand nombre d’usagères et d’usagers alors que peu de personnes sont affectées à leur rédaction ; de plus, ces documents comportent une syntaxe minimale et simple. Dans un deuxième temps furent abordés les textes des règlements et des politiques.

Le Conseil d’administration sanctionna les règles de féminisation des formulaires en 1984 (Résolution 84-A-4797), et adopta celles des règlements et des politiques en 1990 (Résolution 90-A-7238). Il invita alors le Comité de féminisation à faire des propositions concernant les autres types de documents, soit les textes de type informatif, et à mettre au point une brochure complète sur la féminisation (Résolution 90-A-7473). Un premier document de travail fut mis au point en 1992.

Et maintenant

Ce guide illustre donc les démarches entreprises par le Comité institutionnel de féminisation de l’UQAM depuis 1980 et permet de répondre, souhaitons-le, à l’ensemble des besoins concernant la féminisation de tous les types de documents produits par les membres de la communauté universitaire.

Avant de présenter chacune des parties du Guide, un mot sur le choix du titre. Le Petit Robert (1994) nous informe qu’en plus du sens « donner le caractère féminin à » et « faire accéder un plus grand nombre de femmes à des métiers », le mot « féminisation » peut aussi signifier « donner un féminin aux noms de métiers ». Par extension, la féminisation linguistique a également concerné la syntaxe ou l’insertion de ces noms féminins dans la phrase, ce qui a donné lieu à la coexistence des titres féminins et masculins.

Par ailleurs, au cours des années, le Comité a compilé un ensemble appréciable de formules dites « solutions alternatives » ou « stratégies de rédaction » qui permettent de témoigner de la présence des deux sexes autrement qu’en faisant coexister le nom féminin et le nom masculin. Ces tournures de phrases ont le mérite supplémentaire d’être concises et élégantes. Précisons qu’elles s’appliquent à tous les types de textes. Le recours aux doublets ne constitue donc qu’un moyen parmi d’autres et ne devrait être à envisager qu’en second lieu.

Stratégies de rédaction

La première partie du Guide consiste en une compilation de procédés linguistiques et graphiques qui permettent de référer aux femmes et aux hommes sans avoir à utiliser les doublets.

Accés a la guide

6 décembre 2005



 



......... Nedstat Basic - Web site estadísticas gratuito Site réalisé avec SPIP