Catherine Poncin : "sans conte, ni légende"

Photographies

 

Sans conte ni légende, l’exposition photo de Catherine Poncin qui s’est ouverte le 4 novembre à la galerie Mohammed El Fassi à Rabat est né d’un don. Celui d’un portrait de famille que lui a offert Fatna Zoheir, sa belle-mère. Sur cette photo, prise dans un jardin à Fréjus, la (belle) mère et ses trois enfants dont le fils aîné trop tôt parti.

Le cliché remonte au début des années soixante, la petite famille marocaine vient tout juste de s’arracher au pays natal pour s’installer en France.

EXPOSITIONS 2005

Catherine Poncin Une exposition itinérante accompagne la parution de "sans conte, ni légende"

Photo exposition 20/06/2005 > 30/07/2005 | Fès Maroc
Photo exposition 02/02/2005 > 04/03/2005 | Marrakech Maroc

Photo exposition 09/12/2004 > 28/01/2005 | Casablanca Maroc

Exhumer les mémoires enfouies dans les photos anciennes en les photographiant à nouveau est une démarche que Catherine Poncin poursuit maintenant depuis de nombreuses années. Et le cliché offert par la belle-mère lui donnera l’envie de sonder l’univers des albums de familles marocaines. Une façon pour elle d’« agrandir encore son espace vis-à-vis » du mari qu’elle a perdu et de continuer à rentrer dans les couleurs et les odeurs de son enfance parce qu’il n’est plus là pour en parler.

Commence alors pour l’artiste un voyage dans l’espace et dans le temps qui la mènera plusieurs fois au Maroc. Elle ira d’abord à Oujda, ville natale de son mari, puis à Rabat et à Marrakech. Toutes les familles qu’elle approche ne sont pas prêtes à la laisser extraire et emporter avec elle des fragments de leur passé. Soit par superstition et peur de se voir ainsi déposséder de leur image et de leur identité soit par crainte de réveiller une mémoire douloureuse.

Mais de bouches à oreilles en petites annonces, l’artiste rencontre des familles, humbles ou bourgeoises, disposées à la laisser pénétrer dans leur intimité. S’échappent alors de banales boîtes à sucre ou de luxueux albums une ribambelle de réminiscences et une infinité de destins. Au fur et à mesure que s’égrènent les images noir et blanc et que les souvenirs affluent à la surface, Catherine Poncin se laisse interpeller par une lueur, un regard, un geste. Elle prélève alors des bribes du passé- une jeune mariée, un gamin en maillot, une mère et son enfant, en les photographiant à nouveau selon la méthode qu’elle appelle « De l’image par l’image ». En les captant à nouveau, elle rend présent le passé et lui redonne vie. Puis une fois dehors, alors que sa tête résonne encore de tant de confidences, elle déambule dans les venelles des médinas et photographie ses « égarements » : des escargots, un coq en cage, de la crépine au crochet d’un boucher, des canettes et bouteilles de soda... Catherine Poncin compose ensuite des diptyques et des triptyques où les nouvelles photos en couleur sont associées aux images du passé ressuscité comme pour leur donner une nouvelle éternit



1er janvier 2005



Forum

  • > Catherine Poncin : "sans conte, ni légende"
    23 juin 2005
    Ce soir le 23 juin ouvre à la Galerie Al-Houria (La liberté) à Fès la dernière étape marocaine de cette exposition itinérante... bienvenue dès 18h30. info : www.ambafrance-ma.org


 



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